À la suite des dégradations du week-end des 17 et 18 octobre, l’État entend faire payer les dégâts aux émeutiers.
Stocks dépouillés, rayons dévalisés, vitrines saccagées… Lundi 19 octobre, la France s’est réveillée avec la gueule de bois. 48 heures après les scènes de violences et de pillages qui ont fait basculer la manifestation du 17 octobre dans le chaos, l’heure était au premier bilan. En milieu de journée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait état d’« au moins 3 000 » commerces touchés par les dégradations et les vols.
Pour répondre aux besoins de trésorerie des commerçants sinistrés, le chef du gouvernement a annoncé la mise en place d’un fonds spécifique. En outre, le recours au chômage partiel, pris en charge à 100 %, est possible depuis ce mardi. « Il n’est pas question qu’il y ait de la casse sociale dans cette affaire », a déclaré Sébastien Lecornu.

© Poitout Florian/ABACA/Shutterstock – Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fait état d’ »au moins 3 000″ commerces touchés par les dégradations et les vols.
Comment le gouvernement veut faire payer les casseurs
Le cas des casseurs, pilleurs et voleurs, lui, sera traité par le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, et Gérald Darmanin, garde des Sceaux. Il devrait être guidé par une ancienne règle de bon sens populaire et de civisme, remise au goût du jour par le projet de loi « casseurs-payeurs » : « Tu casses. Tu payes ».
Sur les réseaux sociaux, certains responsables politiques annoncent déjà la couleur. « Casseurs, pilleurs, voleurs : les prestations sociales, c’est terminé », a notamment annoncé l’ancien maire de L’Haÿ-les-Roses, dont le domicile avait été pris pour cible en marge des émeutes consécutives à la mort de Nahel en 2023.

© Shutterstock – Vincent Jeanbrun et Gérald Darmanin s’apprêtent à signer une circulaire permettant à l’État de restreindre les aides sociales des personnes reconnues coupables de cassages.
