Suzanne revient également sur la manière dont les mobilisations sont perçues. « On nous dit que mettre le feu à des poubelles, ce n’est pas la bonne méthode« , explique-t-elle. Elle rappelle cependant que son établissement n’a pas connu ce type d’action. « À Stendhal, nous n’avons fait que des blocus pacifiques, nous n’avons rien brûlé. » Selon elle, cette mobilisation aurait pourtant suscité peu d’attention médiatique. « Résultat : personne n’a parlé de nous. Les médias ne se sont intéressés qu’aux autres lycées. » Suzanne reconnaît que certaines images affectent davantage son moral.
« À force de voir des vidéos de destruction sur les réseaux sociaux, ça pèse sur mon moral« , confie-t-elle. La lycéenne souhaiterait aussi que des adultes puissent accompagner davantage les participants. « Il devrait y avoir des adultes dans le mouvement pour nous encadrer…« , estime-t-elle. Cette demande pourrait trouver une réponse lors de la suite du mouvement. Les lycéens devraient être rejoints par des professeurs et des parents d’élèves lors de la manifestation de ce mardi 6 octobre.
