Suzanne participe à tous les blocus au lycée depuis une semaine. En seconde, elle dénonce les conditions d’apprentissage et réclame davantage de moyens. Elle assure que cette mobilisation lui demande plus d’efforts que d’aller en cours.
Depuis une semaine, Suzanne participe aux blocus organisés dans son lycée. Élève de seconde à Stendhal, elle s’est mobilisée dès le début du mouvement. Dans un témoignage rapporté par Le Dauphiné Libéré, elle revient sur les raisons de son engagement. Le déclic serait notamment venu d’une mobilisation organisée à Mounier, avant la journée du 29 septembre. La lycéenne dit avoir été marquée par la répression observée dès le premier jour. « Quand j’ai vu la forte répression qu’il y a eue là-bas dès le premier jour, ça a fait écho en moi« , explique-t-elle. La spontanéité de cette contestation l’aurait également poussée à s’engager. Depuis, Suzanne participe activement aux différentes actions organisées par les lycéens.
Son quotidien est désormais rythmé par les assemblées générales et les différentes mobilisations. Depuis une semaine, elle prend notamment part à deux AG chaque jour. Les élèves se répartissent aussi les tâches pour maintenir les blocus. Ils participent aux manifestations et apportent leur soutien à d’autres établissements. Ils vont également à la rencontre des personnes pour expliquer leurs revendications. Pour Suzanne, cet investissement demande donc beaucoup d’énergie. « C’est beaucoup plus fatigant de se mobiliser que d’aller en cours« , affirme-t-elle. Elle refuse ainsi l’idée selon laquelle les élèves bloqueraient leur établissement uniquement pour éviter les cours. « On le fait justement pour pouvoir mieux travailler. »
