La question des conditions d’apprentissage occupe une place importante dans les revendications de Suzanne. La lycéenne pointe notamment la taille des classes et le manque de places dans certaines salles. « On est 35 par classe, dans des salles parfois prévues pour 20 personnes maximum« , dénonce-t-elle. Elle demande également que les suppressions de postes d’enseignants cessent. Pour elle, la situation démographique pourrait au contraire être l’occasion d’améliorer le quotidien des élèves. Les lycéens contestent aussi le fonctionnement de Parcoursup. Chloé, également engagée dans le mouvement, considère ce dispositif comme une source d’inquiétude pour les élèves.
« C’est un système dont aucun lycéen ne veut« , déplore Chloé. Elle redoute notamment qu’un élève puisse travailler sérieusement durant trois années sans obtenir l’orientation espérée. « On peut travailler sérieusement pendant trois ans, sans rien avoir à la fin, ou pas ce qu’on aurait voulu« , explique-t-elle. Les deux lycéennes regrettent également de ne pas être suffisamment entendues. Suzanne estime que l’attention se porte principalement sur les violences liées aux mobilisations. « On n’est pas écoutés. On ne parle que des violences« , affirme-t-elle. Elle considère cette situation comme particulièrement injuste.
