Comment un être vivant pouvait supporter autant de douleur sans mordre, sans hurler, sans abandonner complètement.
Je me suis agenouillée devant lui.
Il n’a pas reculé.
Il m’a juste regardée.
Et dans ses yeux, il y avait quelque chose que je n’oublierai jamais.
Pas de colère.
Pas de haine.
Juste une épuisement terrible… et une question silencieuse :
— « Es-tu enfin venue pour moi ? »
Quand j’ai sorti l’outil pour couper sa chaîne, mes mains tremblaient.
Le métal a cédé dans un bruit sec.
Après huit ans, il était libre.
Mais il n’a pas couru.
Il n’a pas tiré.
