Au bout de cinq jours, Gerhard ouvre les yeux. Et quelque chose en lui a basculé. L’homme qui ne voulait plus vivre regarde soudain l’existence d’un œil radicalement différent.*« J’avais la certitude que la vie m’avait été donnée et que je n’avais pas le droit de l’abandonner. Parce que si je faisais ça, je finirais exactement là où je ne veux pas être — loin de ma fille. »*
Cette expérience hors du commun lui a offert ce que la thérapie n’avait pas réussi à lui donner : une raison de continuer. Lui qui traversait l’une des périodes les plus sombres de son existence a trouvé, dans les profondeurs du coma, une conviction absolue : chaque instant compte, même les plus douloureux.Désormais convaincu de l’existence d’une vie après la mort, Gerhard Schug a fait un choix simple mais puissant : celui de vivre, pleinement, jusqu’au bout.Parfois, c’est en frôlant l’obscurité qu’on apprend enfin à chérir la lumière.
