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“Je me lève à 6h30, je suis fatigué constamment” : épuisé par ses horaires, ce lycéen défend le blocage de son lycée


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Le mouvement actuel est parti du lycée Saint-Exupéry à Créteil le 21 septembre 2026, avant de s’étendre à partir du 23 septembre à tout le pays. Un mercredi, 356 lycées étaient déjà concernés ; un autre jour, plus de 400 établissements ont été fermés pour raisons de sécurité, avec bascule en cours à distance. Les forces de l’ordre ont recensé 1948 interpellations au 1er octobre, et 119 personnes ont été blessées côté Éducation nationale, dont des personnels, selon les chiffres relayés par Amnesty International France. L’horaire des cours figure parmi les premiers slogans peints sur les banderoles, aux côtés de messages sur la sélection sociale et les conditions d’études.

Les revendications dépassent largement l’heure du réveil. Les lycéens dénoncent des classes surchargées, le manque de professeurs et de personnel administratif, en particulier dans les lycées professionnels, et des bâtiments parfois délabrés. « On a des fenêtres et des portes cassées qui peuvent être dangereuses. Au troisième étage, quand il pleut, il y a de l’eau qui coule à l’intérieur. Ce n’est pas normal », décrypte une élève du lycée Gutenberg à Créteil. Amnesty International France insiste sur le droit à l’éducation dans un environnement sûr, tandis que le ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray promet une plateforme de concertation avec des organisations comme l’Union syndicale lycéenne pour entendre ces doléances.

Entre fainéantise et droit au repos : le débat qui divise

Sur X, la petite phrase du lycéen de Turgot a déclenché un feu d’artifice de commentaires. Certains internautes jugent cette jeunesse « fragile », rappellent s’être aussi levés à 6h30 pour finir à 18h sans jamais bloquer leur établissement, et comparent ces journées au rythme du monde du travail. En face, d’autres rappellent que les élèves cumulent cours en présentiel, devoirs à la maison, épreuves continues, orientation à préparer, et qu’ils ont souvent « plus d’heures de travail que les adultes », sans RTT ni réelle coupure le soir ou le week-end.

Juridiquement, le code de l’éducation, via les articles L511-1 et R511-11, parle d’obligation d’assiduité : un élève doit assister aux cours prévus par son emploi du temps, il n’a pas de droit de grève. Bloquer physiquement un lycée peut être assimilé à une entrave à la circulation et à la liberté de travailler et exposer à des sanctions disciplinaires, rappelle la Fédération des conseils de parents d’élèves. La même FCPE appelle pourtant les chefs d’établissement à privilégier le dialogue, tandis qu’Amnesty International France alerte sur des usages jugés disproportionnés de la force et défend le droit des jeunes à manifester pacifiquement leur fatigue face à des journées qu’ils estiment intenables.


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