Pendant des années, Eleanor Hayes a pris soin des enfants de familles fortunées. Pourtant, elle n’a pas pu protéger ses propres enfants des décisions imposées par les puissants du domaine de Blackwood.
À sa mort, en 1883, un carnet dissimulé sous le plancher de sa petite cabane révèle une histoire de séparations, de souvenirs préservés et d’un secret familial longtemps enfoui.
Un carnet caché sous le plancher
Eleanor Hayes vivait dans une modeste cabane située derrière la buanderie du domaine de Blackwood. À l’intérieur, une servante découvre un paquet soigneusement dissimulé sous une planche du sol.
Il contient un carnet rempli de noms, de dates et de souvenirs.
Les premières pages racontent la vie des sept enfants qu’Eleanor aurait mis au monde. À côté de leurs noms, elle a consigné des détails intimes : leurs habitudes, leurs jeux, leurs derniers moments auprès d’elle et les circonstances de leur séparation.
Ces notes témoignent d’une volonté profonde : préserver la mémoire de ses enfants, même lorsque les circonstances menaçaient de les effacer de son histoire.
Onze enfants confiés à ses soins
Selon le récit, Eleanor a également allaité onze enfants issus de familles aisées. Elle leur a donné des soins et de l'affection, alors qu'elle était séparée de ses propres enfants.
Cette situation met en lumière une contradiction douloureuse : une femme pouvait être indispensable au bien-être des enfants d'une famille privilégiée tout en étant privée de la possibilité d'élever les siens.
Au fil des années, Eleanor aurait consigné les noms des enfants dont elle s'était occupée, ainsi que ceux de ses propres enfants. Le carnet devient alors bien plus qu'un journal intime : il représente une tentative de conserver une trace des liens familiaux brisés.
