C’est probablement l’une des scènes les plus célèbres du film.
Chuck Noland est seul.
Complètement seul.
Il a créé une présence humaine à partir d’un ballon auquel il a donné un visage.
Wilson devient son compagnon.
Son confident.
La dernière présence avec laquelle il peut parler.
Puis vient le moment où Chuck le perd dans l’océan.
Il tente désespérément de le récupérer.
Il nage.
Il crie.
Il s’épuise.
Mais les vagues éloignent progressivement Wilson.
Et lorsque Chuck comprend qu’il ne pourra pas le rejoindre, son visage se brise.
Il pleure.
Il hurle.
Il supplie.
Pour le spectateur, cette scène fonctionne parce qu’elle représente la solitude absolue du personnage.
Mais elle prend une autre dimension lorsque l’on connaît les conditions dans lesquelles Hanks avait travaillé.
Pendant le tournage, l’acteur avait réellement dû supporter une préparation physique considérable et des conditions éprouvantes.
Il avait également été victime de cette infection qui avait nécessité une hospitalisation et une interruption du tournage.
La scène reste évidemment une interprétation.
Mais le contexte physique et émotionnel dans lequel elle a été tournée explique peut-être en partie pourquoi elle paraît si viscérale.
