Lorsque le tournage reprit à Fidji, le contraste était saisissant.
Tom Hanks n’avait plus l’apparence de l’homme que les spectateurs avaient découvert au début du film.
Il était beaucoup plus mince.
Barbu.
Épuisé en apparence.
Et il devait maintenant tourner certaines des scènes les plus physiques du film.
Courir.
Grimper.
Se déplacer sur les rochers.
Affronter l’océan.
Porter des charges.
Et surtout, donner l’impression d’avoir vécu pendant des années sans personne à ses côtés.
Le décor n’était pas une simple toile de fond.
Seul au monde fut notamment tourné sur Monuriki, une île des Fidji appartenant à l’archipel des Mamanuca. Les conditions de tournage y étaient réellement difficiles.
La chaleur.
L’humidité.
L’eau.
Les rochers.
Les vagues.
Tout contribuait à rendre le tournage particulièrement éprouvant.
Et Hanks devait porter presque seul une grande partie du film.
Pendant de longues séquences, il n’avait pas de partenaire avec lequel jouer.
Il devait parler.
Réagir.
Souffrir.
Espérer.
Et parfois même pleurer…
Face à un simple ballon.
Wilson.
