« Je n’ai pas appris à coudre pour devenir célèbre. J’ai appris à coudre parce qu’il fallait bien apprendre à vivre. »
Bien avant les parfums, les tailleurs impeccables et le célèbre double C, il y avait une petite fille.
Une petite fille qui ne possédait presque rien.
Gabrielle Chanel naît en 1883 dans une famille modeste. Son enfance est marquée par les difficultés financières et les déplacements de ses parents. Puis, alors qu’elle est encore très jeune, sa mère meurt.
Gabrielle a douze ans.
À cet âge, on devrait encore pouvoir courir, rêver et imaginer son avenir.
Mais son enfance vient brutalement de changer.
Après la disparition de sa mère, Gabrielle et sa sœur sont placées à l’abbaye d’Aubazine, en Corrèze. C’est là que la jeune fille découvre un univers austère, réglé par la discipline et la simplicité.
Les murs sont froids.
Les journées sont organisées.
Les vêtements sont sobres.
Et chaque geste semble avoir sa place.
C’est pourtant dans cet environnement qu’une compétence va peu à peu prendre forme entre ses mains : la couture.
Aubazine lui laisse également une empreinte esthétique profonde. Les formes austères de l’abbaye, les couleurs sobres et les lignes dépouillées feront plus tard écho à certains codes associés à son univers.
Mais Gabrielle ne sait encore rien de tout cela.
Elle ne pense pas à la mode.
Elle pense à son avenir.
Et surtout, elle refuse d’imaginer que sa vie est déjà écrite.
