Les chiffres officiels montrent que ce cas est loin d’être isolé. En France, un séjour en Ehpad revient souvent autour de 2 000 € par mois, avec de fortes variations selon les régions et le statut de l’établissement. Pour une retraite modeste, il reste alors chaque mois plusieurs centaines d’euros à trouver : un reste à charge que beaucoup comblent en piochant dans l’épargne ou en demandant de l’aide à leurs enfants.
La facture se compose de trois blocs : le tarif hébergement, le tarif dépendance, lié au niveau de perte d’autonomie, et les soins médicaux pris en charge par l’Assurance maladie. L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) vient alléger la partie dépendance, tandis que les aides au logement de type APL ou ALS et une réduction d’impôt spécifique peuvent réduire la note. Dans certains cas, le chèque énergie peut aussi participer au paiement de l’hébergement.
Obligation alimentaire, aide sociale : ce que la loi prévoit pour la famille
Quand la retraite et ces aides ne suffisent pas, la loi fait appel aux proches via l’obligation alimentaire. Les enfants, et parfois les gendres ou belles-filles, doivent alors participer selon leurs revenus et leurs charges, calculés par le conseil départemental. Certains peuvent être dispensés en cas de grande précarité ou de manquements graves du parent. Si les ressources restent insuffisantes, l’aide sociale à l’hébergement permet au département d’avancer les frais, récupérés ensuite sur la succession, mais près de la moitié des personnes âgées éligibles n’y ont pas recours.
Dans ce labyrinthe, Alexandre insiste sur l’importance d’être accompagné. « Se faire aider par une assistante sociale spécialisée dans ces questions… et surtout conserver le minimum et faire vivre les souvenirs, car à la fin, c’est ce qui restera. » Il conseille aussi de centraliser les justificatifs, de mettre les interlocuteurs en copie et de relancer les caisses, afin de ne pas perdre de droits par simple oubli administratif.
