En 1987, Paulo Coelho écrit L’Alchimiste.
Et il va très vite.
Très, très vite.
Il expliquera plus tard qu’il a écrit le livre en seulement deux semaines.
Mais cette rapidité peut être trompeuse.
L’histoire n’était pas née en quatorze jours.
Elle avait mûri bien avant dans son esprit.
Coelho expliquera que le récit était déjà profondément présent en lui lorsqu’il s’est assis pour l’écrire.
Le livre raconte l’histoire de Santiago, un jeune berger andalou qui rêve de trouver un trésor près des pyramides d’Égypte.
Il décide de suivre ce rêve.
Il quitte son existence connue.
Il traverse des frontières.
Il rencontre des personnes qui vont modifier son parcours.
Et surtout, il apprend à écouter cette voix intérieure qui lui dit de poursuivre ce qu’il considère comme sa « Légende personnelle ».
Le parallèle avec la vie de son auteur est troublant.
Santiago doit apprendre à ne pas abandonner son rêve.
Coelho avait dû faire exactement la même chose.
Des années auparavant, on lui avait expliqué que sa volonté de devenir écrivain était une mauvaise idée.
Maintenant, il venait d’écrire le livre qui racontait précisément pourquoi il ne fallait pas abandonner son propre chemin.
