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Lyon : un « black bloc » s’apprête à lancer une bouteille en verre sur les policiers, leur réaction ne se fait pas attendre (vidéo)


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Le black bloc n’est pas une organisation, mais une tactique. Ses participants, vêtus de noir et le visage masqué, se regroupent au sein ou en marge des cortèges pour former un bloc compact, difficile à identifier. Une partie d’entre eux s’en prend ensuite aux forces de l’ordre ou aux vitrines, avant de se fondre de nouveau dans la foule.

La loi encadre de près ces comportements. Depuis 2019, le fait de dissimuler volontairement son visage, sans motif légitime, au sein ou aux abords d’une manifestation où des troubles sont commis ou risquent de l’être, est un délit puni d’un an de prison et de 15 000 € d’amende. Participer à un groupement en vue de commettre des violences est puni des mêmes peines. Et lancer un objet sur des policiers relève des violences contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, une circonstance aggravante.

Pour les personnes interpellées, l’assistance d’un avocat est un droit dès la garde à vue. Pour les commerçants, qui ont été nombreux à barricader leur vitrine ce samedi, le premier réflexe reste de vérifier leur contrat : les dommages causés lors d’émeutes ne sont couverts que si l’assurance multirisque professionnelle le prévoit, ce qui est très souvent le cas.

5/5 Un acte II moins suivi, mais sous haute tension

Lyon n’était pas un cas isolé. Dans toute la France, l’acte II de la mobilisation contre la vie chère a réuni 410 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, et près de 800 000 selon la CGT, contre 550 000 selon l’Intérieur le 17 octobre. À Paris, 110 000 personnes ont défilé dans le calme, selon la préfecture de police, qui fait état de 65 interpellations. À Grenoble, environ 10 000 manifestants ont été recensés, avec des accrochages en marge du cortège.

Le débat sur l’interdiction de manifester, lui, n’est pas près de s’éteindre. Pour ses défenseurs, elle a permis d’éviter à Lyon les pillages de la semaine passée. Pour ses opposants, elle restreint un droit fondamental au nom des violences d’une minorité. Les commerçants, eux, ont payé un autre prix : une Presqu’île désertée et une nouvelle journée de chiffre d’affaires perdue.

Entre ces deux lectures, cette vidéo d’une interpellation éclair restera l’une des images fortes de la journée. Elle rappelle surtout que, dans les cortèges, la grande majorité manifeste pacifiquement, et qu’une poignée d’individus suffit à faire monter la tension.


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