J'ai récupéré.
Et dès que mon corps l'a permis, j'ai fait ce que je savais faire depuis des années.
Je suis retourné à l'université.
Les portes se sont rouvertes devant moi.
Les couloirs étaient toujours là.
Les étudiants aussi.
Et certains semblaient particulièrement heureux de me revoir.
Je ne pouvais évidemment pas leur expliquer ce que je ressentais.
Je ne pouvais pas leur dire combien leur soutien avait compté.
Alors j'ai simplement repris ma routine.
Une salle.
Un couloir.
Une fenêtre.
Une bibliothèque.
Un étudiant.
Une petite sieste.
Puis un autre endroit.
Comme avant.
Peut-être que certains pensaient que j'allais arrêter après mon accident.
Mais je n'avais aucune raison de le faire.
Cet endroit était devenu une partie de ma vie.
Pendant quinze ans, j'avais fait presque chaque jour le même trajet.
Et chaque soir, je rentrais chez moi.
C'était important.
Car l'université n'avait jamais remplacé ma maison.
Elle était devenue quelque chose d'autre.
Un deuxième foyer.
Un endroit rempli de personnes qui avaient appris à me connaître.
Et moi, j'avais appris à reconnaître leurs voix.
