“Moi, je me lève à 6h30 tous les matins c’est dur parce qu’on commence à 8h”, raconte-t-il à nos confrères, avant de détailler son rythme scolaire : “On a énormément de contrôles. Sur sept jours, j’en ai eu neuf et demain j’en ai deux (…) Je suis vraiment fatigué tous les jours, constamment”. Un rythme épuisant et difficile à tenir, selon le lycéen : “C’est très dur. J’ai des activités extrascolaires, je dois profiter de ma famille, je dois profiter de mes amis, je dois réviser”.
Sur X, les propos du lycéen n’ont pas tardé à être commentés. Certains internautes fustigent l’adolescent, affirmant avoir subi le même rythme scolaire et ne jamais s’en être plaint : “En gros ce sont des fainéants. Pauvre chou qui se lève à 6h30. Dans mon lycée, on bossait de 8h30 à 18h00, je me levais à 6h30, je rentrais chez moi vers 19h30 pendant 3 ans et je ne suis pas allée chialer à la tv ni fait grève ! Allez bosser !!!”, “Quelle horreur cette jeunesse fatiguée d’apprendre,de se lever tôt le matin, d’avoir des contrôles… mais ils croient que la vie est un film de bisounours ?”., ou encore “Le mec qui parle des horaires il est pas prêt pour le monde du travail ptdr”.
Manifestations dans les lycées en France : ce que réclament les lycéens
D’autres internautes reconnaissent quant à eux les revendications du lycéen : “Moi, je pense qu’ils ont raison moi-même à mon époque, les horaires des lycées, c’était n’importe quoi ! J’avais plus de 45h par semaine avec le samedi sans compter les sacs super lourds, ça n’avait aucun sens ! Et ça ne rend pas plus intelligent”, “Les commentaires qui pointent du doigt leurs horaires : nous parlons d’enfants qui travaillent du matin au soir, ils font bien plus d’heures que les adultes avec le travail à la maison. À cet âge-là, en pleine croissance, ils ont besoin de sommeil, de loisirs, d’une vie sociale” ou encore “Purée les commentaires sous cette publication, vous êtes verts de jalousie face à des petits jeunes du haut de vos 40 balais, c’est pas très beau à voir !”.
© shutterstockDepuis le début de la mobilisation, les élèves pointent du doigt les classes surchargées, le manque d’enseignants, le manque de personnel administratif dans les lycées professionnels. “On a des fenêtres et des portes cassées qui peuvent être dangereuses. Au troisième étage, quand il pleut, il y a de l’eau qui coule à l’intérieur. Ce n’est pas normal”, a commenté une élève du lycée Gutenberg à Créteil auprès de Franceinfo.
