Son amie Lucie, avocate spécialisée en droit de la famille, a tout coordonné. Le jeudi soir, des inspecteurs municipaux et deux policiers ont sonné à la porte. Les chambres ont été inspectées une à une. Un locataire a tout confirmé sans le savoir : « J’ai réservé sur internet, vingt-cinq euros la nuit. »
Martine est apparue depuis l’entrée : * »Je suis la propriétaire. Je n’ai rien autorisé. »* Les locataires ont été priés de partir. Étienne et Karen ont reçu une amende et une convocation au tribunal. Le soir même, ils quittaient la maison.
Après la tempête, retrouver sa maison
Elle n’a pas porté plainte au pénal. Juste la sanction civile, et une interdiction d’approche. Quelques semaines plus tard, une lettre d’Étienne est arrivée : * »Je ne te demande pas pardon, je ne le mérite pas. Je voulais juste que tu saches que je regrette. »* Elle l’a rangée dans un tiroir. Elle n’est pas encore prête à répondre.
Aujourd’hui, les murs sont repeints, les serrures changées, et le café avec Bernard est devenu un rituel du matin.
La confiance se mérite, même en famille.
