Imaginez Paulo adolescent.
Il lit.
Il écrit.
Il rêve.
Autour de lui, pourtant, les adultes semblent avoir déjà décidé de ce que son avenir devrait être.
Son père est ingénieur.
La famille souhaite pour lui une trajectoire stable.
Mais Paulo ne se reconnaît pas dans cette destinée.
Il veut devenir écrivain.
Il veut créer.
Il veut découvrir le monde.
Et plus il s’éloigne du chemin imaginé pour lui, plus les tensions familiales deviennent fortes.
Paulo expliquera plus tard que ses parents ne cherchaient pas nécessairement à lui faire du mal. Selon ses propres mots, ils pensaient essayer de l’aider et de lui donner une discipline qui lui permettrait de devenir adulte. (Paulo Coelho Blog)
Mais pour l’adolescent qu’il était, l’internement reste une expérience profondément traumatisante.
Trois admissions.
Des séjours difficiles.
Des traitements qu’il décrit lui-même comme des électrochocs.
Et surtout, cette impression que son rêve d’écrivain était considéré comme quelque chose qu’il fallait corriger.
Pourtant, quelque part en lui, ce rêve refuse de disparaître.
Il est simplement repoussé.
Pendant un temps.
Car la vie de Paulo Coelho allait prendre de nombreux détours avant de le ramener vers l’écriture.
