Le jour oĂč je suis montĂ© sur ses genoux
Pendant longtemps, la maison m'a semblé étrange.
Trop grande.
Trop silencieuse.
Trop différente de mon jardin.
Mon royaume extérieur me convenait.
Je connaissais chaque odeur.
Chaque bruit.
Chaque recoin.
à l'intérieur, tout était nouveau.
Alors je restais prĂšs de la porte.
J'entrais parfois de quelques pas.
Puis je ressortais.
Mais mon cĆur avait changĂ©.
Je commençais Ă comprendre que cette maison n'Ă©tait peut-ĂȘtre pas un piĂšge.
Un aprĂšs-midi, quelque chose d'inattendu s'est produit.
Elle était assise tranquillement.
Je me suis approché.
J'ai hésité.
Puis j'ai sauté sur ses genoux.
De mon plein gré.
Elle n'a pas bougé.
Elle avait probablement peur de me faire fuir.
Moi aussi, j'étais nerveux.
Mais je suis resté.
J'ai senti sa chaleur.
Entendu sa respiration.
Et pour la premiÚre fois, je me suis demandé :
Et si cet endroit était vraiment chez moi ?
