Ils mâont construit un refuge
AprÚs ma disparition, ils ont décidé de ne plus prendre de risques.
Ils m'ont construit un petit abri à l'extérieur.
Un véritable refuge.
Un endroit sec.
Protégé de la pluie.
Ă l'abri du vent.
Je pouvais y dormir sans craindre de me réveiller trempé au milieu de la nuit.
Au début, je l'observais simplement.
Puis j'ai commencé à y entrer.
Je m'y suis installé.
Et, peu à peu, ma peur a commencé à fondre.
Un jour, elle s'est assise prĂšs de moi.
Elle a tendu la main.
Je l'ai regardée.
J'aurais pu reculer.
J'aurais pu fuir.
Mais je suis resté.
Sa main a touché mon pelage.
Doucement.
Pour la premiĂšre foisâŠ
j'ai accepté une caresse.
Ce n'était qu'un petit geste.
Pour elle, peut-ĂȘtre.
Pour moi, c'était immense.
J'avais passé tellement de temps à croire que les mains humaines étaient synonymes de danger.
Cette fois, cette main ne voulait rien prendre.
Elle voulait simplement me rassurer.
