
La maison nâĂ©tait plus si effrayante
AprĂšs ce jour-lĂ , tout est devenu plus facile.
Je me suis mis Ă explorer.
D'abord le salon.
Puis le couloir.
Ensuite la chambre.
Je reniflais les meubles.
Les tapis.
Les portes.
Chaque nouvelle piĂšce devenait progressivement familiĂšre.
Puis j'ai découvert quelque chose que j'aimais particuliÚrement.
Le lit.
Le soir, nous regardions des films ensemble.
Je sautais sur les couvertures.
Je tournais plusieurs fois sur moi-mĂȘme.
Puis je me couchais.
Au chaud.
Bien installé.
Je pouvais entendre la télévision.
Sa voix.
Sa respiration.
Et parfois, je m'endormais profondĂ©ment sans mĂȘme me demander si je serais encore lĂ au matin.
Il y avait aussi d'autres chats dans la maison.
Les humains avaient peur que nous ne nous entendions pas.
Moi, j'ai décidé que cela ne valait pas la peine de se battre.
J'ai appris Ă vivre avec eux.
Nous avons trouvé notre équilibre.
J'avais enfin quelque chose que je n'avais jamais vraiment connu dehors :
une famille.
