Le puma a fini par comprendre que cette proie inhabituelle ne céderait pas facilement.
Il s'est arrêté.
Il a observé le coq.
Puis il a regardé la bergerie.
Le coq se tenait toujours devant la clôture.
Il était blessé.
Il était épuisé.
Mais il était encore debout.
Le puma a finalement reculé.
Il s'est éloigné lentement.
Puis sa silhouette a disparu dans l'obscurité.
Le coq n'a pas bougé immédiatement.
Il est resté là quelques secondes.
Comme s'il vérifiait que le danger était réellement parti.
Puis ses pattes ont cédé.
Il s'est effondré.
Le fermier a compris à cet instant ce qui s'était passé.
Son coq n'avait pas simplement survécu à une attaque.
Il avait tenu tête au prédateur aussi longtemps qu'il le pouvait.
Et lorsqu'il avait enfin compris que les moutons étaient hors de danger, son corps n'avait plus eu la force de rester debout.
Le fermier a regardé l'écran une dernière fois.
Puis il a couru vers lui.
C'était le même coq qu'il avait vu chaque matin dans la ferme.
Le même qui se promenait entre les bâtiments.
Le même qui réveillait parfois toute la propriété à l'aube.
Mais il ne l'avait jamais imaginé capable d'une telle chose.
Il l'a pris délicatement dans ses bras.
Le coq était couvert de petites blessures.
Sa patte semblait fracturée.
Le fermier l'a ramené à l'intérieur.
Il a installé une caisse avec une couverture propre.
Puis il a appelé un vétérinaire.
