Le fermier s’est réveillé avec une étrange sensation.
La nuit précédente, quelque chose avait perturbé le calme de la ferme.
Pendant des heures, les moutons avaient bêlé depuis leur abri.
Encore et encore.
Des appels inhabituels, des mouvements précipités, puis de longs moments de silence avant que tout recommence.
Le fermier avait bien entendu le bruit.
Mais ses moutons étaient enfermés dans leur bergerie, derrière une clôture solide.
Il s’était donc dit qu’ils étaient simplement agités.
Il n’imaginait pas une seconde qu’un prédateur rôdait à quelques mètres d’eux.
Au petit matin, il a allumé son téléphone et consulté les images de sa caméra de surveillance.
C’est là qu’il a vu quelque chose qui l’a immédiatement fait se lever.
Sur l’écran, devant la bergerie, un animal était étendu sur le sol.
Il a reconnu son coq.
Il ne bougeait pas.
Pendant un instant, le fermier a pensé au pire.
— Non…
Il a posé son téléphone et s’est précipité dehors.
Il a traversé la cour aussi vite qu’il le pouvait.
L’herbe était encore humide.
Le soleil commençait à peine à apparaître derrière les collines.
Mais dans sa tête, une seule question tournait en boucle :
Que s’était-il passé pendant la nuit ?
Lorsqu’il est arrivé près de l’abri, il a aperçu le coq.
Il était bien vivant.
Mais il était dans un état qui lui a immédiatement serré le cœur.
Son plumage était couvert de poussière.
Sa patte était dans une position anormale.
Il portait plusieurs marques de griffures.
Et pourtant…
Il respirait encore.
Le fermier s’est agenouillé près de lui.
— Allez, mon vieux… reste avec moi.
Il ne comprenait toujours pas.
Puis il s’est souvenu des moutons.
Leurs cris pendant toute la nuit.
Et il est retourné consulter les images.
Cette fois, il a regardé jusqu’au bout.
Et ce qu’il a découvert l’a laissé sans voix.
