Et si le changement venait surtout de ce que vous mangez à la place ?
C’est probablement l’un des points les plus importants d’une expérience de 30 jours sans pain.
Imaginez deux personnes.
La première retire le pain et commence à manger davantage de légumes, de légumineuses, de fruits, d'œufs, de poisson, de yaourt nature ou d’autres aliments peu transformés.
La seconde retire le pain mais augmente les biscuits, les céréales très sucrées, les chips ou les produits sans gluten ultra-transformés.
Elles ont toutes les deux « arrêté le pain ».
Mais leur alimentation n’a absolument rien de comparable.
La première peut améliorer globalement la qualité de ses repas.
La seconde peut même faire l’inverse.
C’est pourquoi les éventuels bénéfices observés après 30 jours ne peuvent pas être automatiquement attribués à l’absence de pain.
Il est également possible qu’une personne mangeait auparavant une grande quantité de pain simplement parce qu’il était très facile d’accès.
Une baguette posée sur la table.
Une tranche supplémentaire avec le fromage.
Une tartine avant de préparer le dîner.
En réduisant cette habitude, elle peut naturellement diminuer la quantité totale de nourriture consommée.
Elle peut alors perdre un peu de poids.
Mais encore une fois, ce n’est pas une propriété magique du pain.
C’est une conséquence de la modification globale de son alimentation.
Les recommandations françaises rappellent d’ailleurs que les féculents ne sont pas, en eux-mêmes, des aliments qui « font grossir ». Le problème vient notamment de l’équilibre global de l’alimentation et de ce qu’on ajoute aux repas.
Cette nuance change complètement la manière de voir les 30 jours sans pain.
