Le petit ourson resta sous surveillance.
Les vétérinaires vérifiaient régulièrement son état.
Au début, il ne bougeait presque pas.
Puis un léger mouvement apparut.
Une patte.
Puis la tête.
L'équipe retint son souffle.
L'ourson ouvrit finalement les yeux.
Il était encore faible.
Mais il était réveillé.
Quelques heures plus tard, il commença à reprendre des forces.
Puis il recommença à manger.
C'était un petit signe.
Mais après tout ce qui venait de se passer, ce petit signe représentait énormément.
Dans le hall, l'ourse semblait toujours attendre.
Lorsque les membres de l'équipe ont finalement pu lui montrer que son petit était vivant, elle s'est rapprochée avec prudence.
Elle l'a reniflé.
Longuement.
Puis elle est restée près de lui.
Le contraste était saisissant.
Quelques heures auparavant, elle était entrée dans une clinique inconnue avec un petit presque inconscient.
Maintenant, son petit pouvait se tenir debout.
La tension semblait enfin retomber.
Mais une autre étape restait à accomplir.
Il fallait réunir la mère et son petit dans des conditions sûres.
Les autorités compétentes pour la faune sauvage furent contactées.
Lorsque les spécialistes sont arrivés, ils ont pris le relais.
L'objectif était simple :
permettre aux deux animaux de repartir ensemble sans mettre en danger ni les ours, ni les personnes présentes.
La clinique n'était jamais destinée à accueillir un tel patient.
Mais ce jour-là, elle avait fait ce qu'elle pouvait pour lui donner une chance.
