L'examen révéla rapidement quelque chose d'inquiétant.
Le petit avait probablement avalé plusieurs morceaux de plastique.
Ces déchets avaient vraisemblablement été ingérés alors qu'il cherchait de la nourriture dans des détritus.
Certains morceaux semblaient avoir progressé dans son système digestif et risquaient de provoquer une obstruction.
Le vétérinaire comprit immédiatement que le temps était compté.
Il fallait intervenir.
Le petit ourson fut préparé pour une opération d'urgence.
Pendant ce temps, derrière la porte, sa mère attendait toujours.
Elle ne savait évidemment pas ce que les vétérinaires étaient en train de faire.
Elle ne pouvait pas comprendre leurs gestes.
Elle ne pouvait pas entendre leurs explications.
Mais elle savait une chose.
Son petit était quelque part derrière cette porte.
Et elle attendait qu'il revienne.
L'équipe médicale commença l'intervention.
Chaque minute comptait.
Le plastique devait être retiré avant qu'il ne provoque davantage de complications.
La clinique, habituellement remplie de bruits ordinaires, était devenue étrangement silencieuse.
Chacun travaillait avec concentration.
Personne ne voulait penser à ce qui pourrait arriver si l'opération échouait.
Dans le hall, l'ourse continuait de patienter.
Par moments, elle s'approchait de la porte.
Elle reniflait.
Puis elle repartait.
Elle semblait comprendre que son petit était encore là.
Les heures passèrent.
Enfin, l'intervention prit fin.
Le vétérinaire sortit de la salle.
Le petit était vivant.
Mais il devait encore récupérer.
L'ourse ne pouvait pas encore repartir avec lui.
Il fallait attendre.
