La nuit était déjà bien avancée lorsque Peter réalisa qu’il manquait un animal.
Il venait pourtant de terminer sa journée comme d’habitude.
Les animaux avaient été ramenés à l’abri, le matériel rangé et la ferme plongée peu à peu dans le calme.
Mais au moment de vérifier une dernière fois que tout le monde était bien à sa place, Peter remarqua quelque chose.
Marabel n’était pas là.
Son cheval manquait à l’appel.
Au début, l’agriculteur ne s’inquiéta pas vraiment.
Marabel n’avait jamais eu l’habitude de s’éloigner beaucoup. Peter pensait donc qu’elle finirait certainement par revenir d’elle-même.
Il attendit.
Quelques minutes.
Puis une heure.
Puis encore une autre.
Mais le temps passait et Marabel ne revenait toujours pas.
Peter commença alors à ressentir une inquiétude grandissante.
Il prit une lampe torche et décida de partir seul à sa recherche.
Il ignorait encore que cette décision allait lui sauver la vie.
Les champs étaient plongés dans l’obscurité.
À la lumière de sa lampe, Peter avançait lentement, appelant son cheval de temps en temps.
Il regardait autour de lui, espérant apercevoir la silhouette de Marabel au détour d’un chemin ou près d’une clôture.
Il connaissait bien les lieux.
Mais la nuit transformait complètement le paysage.
Chaque bruit semblait plus fort.
Chaque mouvement dans l’obscurité attirait son attention.
Peter continuait pourtant à avancer.
Il voulait simplement retrouver Marabel et la ramener à la ferme.
Après tout, c’était pour cela qu’il était sorti.
Mais soudain, alors qu’il se trouvait encore dans les champs, quelque chose changea.
Peter sentit une douleur intense.
Son cœur venait de lui jouer un tour.
En quelques instants, il s’effondra au sol.
Sa lampe tomba à côté de lui.
Et autour de lui, il n’y avait personne.
