3/5 Ce que la science a découvert, et c’est plutôt une bonne nouvelle
Les chercheurs en psychologie du sommeil ont étudié ces rêves de près. Leur conclusion converge : ils participent à l’intégration émotionnelle du deuil. Loin d’être un dysfonctionnement, ils font partie du travail naturel de l’esprit après une perte.
Les travaux de Rosalind Cartwright, pionnière de la recherche sur le rêve, vont plus loin. Ils montrent que les rêves liés à la perte favorisent la régulation émotionnelle. L’effet serait particulièrement marqué chez les personnes au deuil non résolu, ou très attachées au défunt.
Le rêve jouerait ainsi un rôle que la réalité n’a pas toujours permis de tenir. Il offre une dernière conversation, un dernier adieu, un sentiment de complétude. Pour la psychanalyse, le défunt peut aussi représenter une part de nous-même à intégrer, comme le proposait Jung.







