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« Plus de 500 femmes sur liste d’attente » : à 70 ans, elle crée un village de tiny houses réservé aux femmes seules pour 390 euros par mois

« Plus de 500 femmes sur liste d’attente » : à 70 ans, elle crée un village de tiny houses réservé aux femmes seules pour 390 euros par mois

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3/5 Ce que couvrent réellement les 390 euros

Voilà le détail qui change tout, et il échappe à beaucoup de lecteurs enthousiastes. Les 390 euros mensuels ne paient pas un logement : ils paient un emplacement. Une dalle de béton viabilisée, l’accès à l’eau, à l’électricité et au terrain commun.

Chaque résidente doit donc posséder sa propre maison. Une tiny house comparable à celle de la fondatrice représente plusieurs dizaines de milliers d’euros d’investissement initial. Le modèle s’adresse à des femmes qui disposent d’un capital, pas de rien.

Ce fonctionnement explique aussi la stabilité du village. Chacune est propriétaire de son toit et locataire du sol, ce qui protège son autonomie. Le loyer, lui, reste volontairement bas et n’a pas été augmenté depuis l’ouverture.


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4/5 Pourquoi cinq cents femmes attendent une place

Au moment des dernières interviews, un seul emplacement restait libre sur quatorze. La sélection n’a pourtant rien d’un dossier de location classique. Toute candidate doit venir sur place rencontrer Robyn et les résidentes, certaines prenant l’avion pour cet entretien.

Le critère principal n’est même pas financier. Il faut être autonome et savoir vivre en communauté rapprochée, sans se marcher dessus. C’est cette promesse-là qui attire, bien plus que le montant du loyer.

Car l’alternative institutionnelle coûte cher partout. En France, le tarif mensuel moyen en EHPAD s’établissait à 2 677 euros en juillet 2026, chambre simple avec dépendance légère. La fourchette court de 1 900 euros à plus de 3 500 euros, et dépasse 4 500 euros à Paris.

Même après les aides, la note reste lourde pour la plupart des familles. Le reste à charge moyen avoisine 1 800 euros par mois en 2026, une fois déduits l’APA, l’APL et l’éventuelle aide sociale à l’hébergement. Pour beaucoup de retraitées seules, l’écart avec la pension est structurellement infranchissable.

5/5 Un modèle transposable en France ?

L’idée n’a rien d’exotique de ce côté de l’Atlantique. La Maison des Babayagas, inaugurée en 2013 à Montreuil, repose sur la même intuition : vieillir entre femmes, en s’autogérant, plutôt que d’attendre l’établissement médicalisé. Portée par la militante féministe Thérèse Clerc, elle a demandé quinze ans de bataille administrative.

Ces quinze années disent l’essentiel de la difficulté française. Installer durablement des habitations légères sur un terrain suppose un terrain constructible, un permis d’aménager et l’accord de la commune. Le plan local d’urbanisme tranche, et il varie d’un village à l’autre.

Des formules plus souples existent néanmoins, sous le nom d’habitat partagé ou participatif. Elles se développent lentement, souvent portées par des associations ou des communes rurales cherchant à retenir leurs habitants. Renseignez-vous en mairie et auprès du conseil départemental : c’est là que se décide, concrètement, ce qui est possible chez vous.


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