« Je ne cherche même plus à me défendre sur les faits qui m’ont été reprochés. Ce qui compte, c’est que j’ai fait du mal. Le plus souvent sans le vouloir, mais je l’ai fait. » Des mots qui sonnent différemment quand on sait qu’il a également renoncé à faire appel de sa condamnation, fin janvier, par « souci d’apaisement ».
Une prise de recul, une forme de maturité tardive ? Peut-être les deux à la fois.
Face à Léa Salamé, un moment de télévision inattendu
Le passage de Nicolas Bedos dans *Quelle époque !* le 3 mai a offert l’un de ces instants de télévision qu’on n’oublie pas de sitôt. Invité sur le plateau de Léa Salamé pour présenter son livre, il s’est retrouvé face à l’humour tranchant de Paul de Saint-Sernin, l’humoriste pince-sans-rire de l’émission.
La pique est tombée, cinglante : « Tout l’argent récolté grâce à la vente de ce livre va être reversé à une association de victimes. Tu ne le sais pas, je viens de le décider. » Nicolas Bedos s’est agacé. « C’est sérieux ce qu’on dit. » Mais l’humoriste a maintenu le cap : « C’est une manière de te montrer ce qu’est le consentement. J’ai décidé sans te demander ton avis. »
Un moment grinçant, mais qui résume à lui seul toute la complexité de la situation.
Parfois, les mots qu’on n’a pas choisi d’entendre sont justement ceux dont on avait le plus besoin.
